Gemmothérapie

La gemmothérapie est une médecine non conventionnelle fondée par le docteur Pol Henry, elle utilise des tissus embryonnaires végétaux en croissance tel que jeunes-pousses, bourgeons, radicelles, préparés par macération dans un mélange d'eau, de glycérine...



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La gemmothérapie est une médecine non conventionnelle fondée par le docteur Pol Henry, elle utilise des tissus embryonnaires végétaux en croissance tel que jeunes-pousses, bourgeons, radicelles, préparés par macération dans un mélange d'eau, de glycérine et d'alcool pour obtenir un extrait qu'on appelle «macérat glycériné».

La gemmothérapie n'est pas reconnue officiellement comme médecine et son efficacité n'a pas été scientifiquement prouvée.

Le mot gemmothérapie provient du latin «gemmæ», qui veut dire à la fois bourgeon et pierre précieuse (allusion à la stabilité apparente des bourgeons en hiver ainsi qu'à leur préciosité)

Bourgeons d'amandier, Prunus dulcis, matière brute à la base de la gemmothérapie

Historique

Le docteur Henry (22 octobre 1918 en Belgique - 1998) fut le premier à poser l'hypothèse que le méristème (tissu végétal constitué de cellules se divisant rapidement et qui forme la zone de croissance des plantes) devait contenir toute l'énergie informative [1] au développement des arbres. Il dénomma cette nouvelle face de la phytothérapie, la phytœmbryothérapie qui deviendra plus tard la gemmothérapie, nom donné par le docteur homéopathe Tetau.

Les bourgeons

Le bourgeon présente à sa base une zone mérismatique constituée de cellules indifférenciées ne créant pas de photosynthèse (plastes non fonctionnel) mais qui se multiplient particulièrement rapidement au moment du débourrage. Un méristème peut continuer à croître indéfiniment tant qu'il est en vie et produit chaque année les feuilles de l'arbre (une de ces cellules végétales, peut in vitro, reconstituer le végétal dans son entier).

Selon Philippe Andrianne, ces bourgeons renferment toute la «puissance du végétal»[2]. Les cellules embryonnaires se retrouvent en phase de multiplication cellulaire intense. Ils contiennent plus d'acides nucléiques (information génétique) que les autres tissus et renferment des minéraux, oligo-éléments, vitamines et facteurs de croissance divers tels que hormones (auxines, Gibbérelline) et enzymes et aussi la sève minérale concentrée apportée par l'arbre ou la plante au printemps[2].

Selon le Dr Henry, la gemmothérapie mobilise «les énergies biologiques potentielles»[1] des éléments embryonnaires. Les bourgeons formeraient un véritable concentré d'information qui renfermerait le potentiel du totum de la plante. Ainsi le macérat glycériné de Tilleul argenté (Tilia tomentosa) possèderait à la fois les propriétés sédatives liées aux fleurs mais également les vertus dépuratives et diurétiques de l'aubier. De même, le bourgeon d'Aubépine (Cratægus oxyacantha ou Cratægus monogyna) possède à la fois les propriétés médicinales du fruit (action sur le muscle cardiaque) et celles de la fleur (rythme cardiaque).

Fondements biochimiques

L'étude biologique de l'action des bourgeons est essentiellement déterminée par l'étude des protéines du sérum sanguin. La méthode se base sur :

Ces résultats bio-chimiques permettent de caractériser l'état anatomo-pathologique d'un individu et de mesurer l'action des extraits de bourgeons sur cet état au cours du temps par des test sanguins répétées[2]. Ils sont ensuite traités par statistiques et observations cliniques. Exemple : l'augmentation des alpha 1 globulines permet d'objectiver un état inflammatoire aigu dans un tissu[2]. Il en va de même pour les différentes fractions proteïnogramme obtenu par electrophorèse [2].

«Même si le savoir scientifique s'enrichit au sujet des vertus curatives des plantes, la gemmothérapie n'a fait l'objet d'aucune publication scientifique jusqu'à ce jour. En conséquence, on ne peut conclure à l'efficacité de cette thérapie.»[3]. De plus, aucune étude randomisée en double aveugle n'a été effectuée, seule méthode reconnue comme fiable par l'Ordre des médecins[4].

Forme galénique : le macérat glycériné

Le macérat glycériné est la forme galénique classique de la gemmothérapie. Sa base est le Bourgeon ou la jeune-pousse d'un arbre, arbuste ou plante. Ses solvants sont l'alcool, la glycérine végétale (et l'eau).

Préparation galénique diluée

Le bourgeon frais est mis en macération dans un mélange de solvant alcool/glycérine végétale sans eau ajoutée. Après macération et filtration, le liquide obtenu, nommé macérat-mère ou macérat glycériné, est dilué 10 fois dans un mélange eau/alcool/glycérine pour obtenir le macérat glycériné D1.

Le rapport bourgeon/solvant de départ est de 1/20ième (équivalent poids sec de bourgeon). La préparation d'une teinture mère "pharmacopée française" est 2 fois plus concentrée que le macérat glycériné (elle s'effectue au 1/10ième équivalent plante sèche).

Préparation galénique concentrée

L'école belge préconise cette méthode. Le bourgeon frais est mis en macération dans un mélange de solvants alcool/glycérine végétale/eau, de façon à ce que chaque liquide occupe 1/3 du poids total. Après macération et filtration, on obtient le macérat glycériné.

Principes d'utilisation

Le gemmothérapie s'utilise par voie interne. Un macérat glycériné se conserve 3 ans. Il s'utilise seule ou sous la forme de complexes. La forme complexe est récente et rassemble dans un même flacon plusieurs bourgeons entre-eux soit associés à des teintures-mères, des dilutions homéopathiques, ou alors des oligo-éléments.

Posologie du Macérat glycériné
Macérat glycériné concentré Macérat glycériné dilué
2-3 gouttes, 3 fois par jour ; 20-30 gouttes, 3 fois par jour ;
5-10 gouttes 1 fois par jour ; 50-100 gouttes 1 fois par jour ;
Jusqu'à 30 gouttes par jour Jusqu'à 300 gouttes par jours

Comme on le voit la posologie est particulièrement variable suivant la forme galénique.

Une pratique européenne marginale en augmentation

La gemmothérapie est une pratique marginale. En effet, elle n'a fait l'objet d'aucune étude randomisée en double aveugle, seule méthode reconnue comme fiable par l'Ordre des médecins[4] et n'a pas fait, non plus, l'objet de publication dans une revue à comité de lecture reconnue. [3] [4] Seule la revue "Phytothérapie" éditée par Springer (à comité de lecture non reconnue) a édité des articles la concernant.

La gemmothérapie est pratiquée essentiellement en France, en Belgique, en Italie. Elle n'est ni reconnue comme médecine ni remboursée par les mutuelles[4]. Selon la législation française, un macérat glycériné n'est pas un médicament mais est assimilé à une denrée alimentaire (concentré à diluer pour obtenir une boisson aromatisée). Ces macérats sont utilisés par de nombreux praticiens des médecine non conventionnelle avec pour but annoncé le drainage de l'organe que chaque bourgeon de plante aurait pour cible privilégiée. Selon la Fédération européenne d'herboristerie[4], de plus en plus de médecins et thérapeutes (formés par cette fédération) l'utilisent en France et en Belgique.

Index des plantes utilisées en gemmothérapie

Bourgeons Quercus robur
bourgeon de marronnier
Bourgeon de tilleul

Quelques plantes caractéristiques et leurs indications thérapeutiques

«Même si le savoir scientifique s'enrichit au sujet des vertus curatives des plantes, la gemmothérapie n'a fait l'objet d'aucune publication scientifique jusqu'à ce jour. En conséquence, on ne peut conclure à l'efficacité de cette thérapie.»[3]

Notes et références

  1. ab Henry P. (1982)  : Gemmothérapie. Thérapeutique par les extraits embryonnaires végétaux. Imprimerie St Norbert, Westerlo, dépôt légal N°D/1982/2322/O1, édition personnelle de l'auteur
  2. abcdefghij La gemmothérapie, Philippe Andrianne, Editions AMYRIS, 2004
  3. abc Passeportsante. net
  4. abcde Fédération Européenne d'Herboristerie, [1]
  5. abcd Gérard Ducerf, Guide éthnobotanique de Phytothérapie, Editions Promonature, 2006

Bibliographie

Liens externes

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 11/09/2009.
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