Arnica

Arnica est un genre d'environ 30 espèces de plantes pérennes, herbacées, appartenant à la famille des Asteraceæ. Ce genre montagnard se développe principalement dans les régions tempérées néarctiques.



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Flore (nom scientifique) - Flore (nom vernaculaire) - Asteraceae

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Définitions :

  • . Genre de plantes de la famille des composées, à propriétés toniques et stimulantes (source : fr.wiktionary)

Arnica est un genre d'environ 30 espèces de plantes pérennes, herbacées, appartenant à la famille des Asteraceæ. Ce genre montagnard se développe principalement dans les régions tempérées néarctiques (Amérique du Nord). Seules deux espèces sont natives des régions paléarctiques (Eurasie)  : Arnica angustifolia et Arnica montana.

Caractéristiques

Les espèces du genre Arnica ont une hampe florale peu ramifiée. Elles portent des feuilles duveteuses, opposées vers l'apex de la tige. Ces feuilles sont ovoïdes, tannées. Les basales forment une rosette.

Elle développent de grands capitules jaunes ou orange de 6-8 cm de largeur avec 10-15 longs fleurons ligulés en rayons et de nombreux fleurons tubulés au centre. Les bractées poilues sont chacune associées à un capitule. Carl von Linné, au XVIIIe siècle, donne pour caractères différentifs des espèces d'Arnica, l'ensemble des semences aigrettées, et cinq filaments stériles dans les demi-fleurons. Les fleurs ont une odeur aromatique légère.

Le fruit comparable à la graine est surmontée d'un pappus lui-même plumé de soies brun, rousses, blanches ou pâles.

Usages médicinaux

En médecine traditionnelle, l'usage de l'arnica des montagnes est décrit dans des pharmacopées européennes pour son usage sur le traitement de petits traumatismes comme les hématomes, mais cet usage n'est pas soutenu par des études scientifiques[1]. Les études sur les préparations homéopathiques n'ont pas montrées d'efficacité supérieure à un placebo[2]. Pour apporter les laboratoires pharmaceutiques, dont la demande européenne annuelle est estimée à 50 tonnes de capitules secs, cette arnica est cueillie à l'état sauvage. Cependant, cette demande croissante en produits phytothérapeutiques et homéopathiques et sa rareté semblent antinomiques. En effet, devant la raréfaction des stations sauvages, la cueillette tend à se concentrer sur quelques sites ainsi qu'à les surexploiter. De plus, sa culture reste à l'heure actuelle aléatoire tant ses exigences sont nombreuses. Néanmoins, des alternatives se mettent en place : la recherche sur sa culture avance, l'Allemagne et la communauté européenne ont ouvert leur pharmacopée pour accueillir une plante thérapeutiquement équivalente originaire d'Amérique du nord (Arnica chamissonis subsp. foliosa) alors que d'autres mettent en place des conventions entre les différentes parties en jeu pour concilier économie et écologie.

Dans la partie occidentale de l'Amérique du Nord, de l'Alaska et au nord du Mexique, on trouve aussi trois espèces d'Arnica : Arnica fulgens, Arnica sororia et Arnica cordifolia que les amérindiens utilisaient pour traiter les blessures, les ecchymoses et les entorses[3].

Étymologie

L'étymologie de «arnica» est mal connue, ce nom proviendrait peut-être de l'arabe comme il en était l'usage à l'époque mais il est plus probable qu'elle vienne d'une altération latine du grec ancien πταρμική «ptarmique» (plante dont les fleurs font éternuer) du substantif πταρμός «éternuement», du verbe πταίρω forme moyenne πτάρνυμαι «éternuer». La forme moyenne explique la substitution de n à m dans la forme grecque qui est à l'origine de la forme latine. L'amuïssement de pt s'explique par le fait que le latin ne connaît pas ce groupe de consonne à l'd'origine. Cette étymologie fait clairement allusion aux propriétés sternutatoires de l'arnica. D'autre part, Jean-Michel Fehr la recommande en 1678 comme poudre à priser ainsi qu'à éternuer purgeant le nez. [4], [5]

Histoire scientifique

D'après Pierandrea Mattioli, dans la Grèce antique, la plante appelée par Dioscoride alcimos, c'est-à-dire «salutaire» serait l'arnica des montagnes. Selon Paul Victor Apportéer, ce serait Matthæus Silvaticus, au XIVe siècle, qui serait le premier à l'avoir appelé «ptarmica». Cependant la plante est confondue avec le genre Alisma ou Damasonium. Ce nom sera repris par Conrad Gesner au XVIe siècle, puis transformé par le médecin allemand Jean-Michel Fehr en «arnica» au XVIIe siècle. [4] Par la suite de nombreuses appellations se succédèrent. En effet, la proximité du genre Arnica avec le genre Doronicum souleva de nombreuses polémiques entre le XVIIe siècle et le XIXe siècle. Joseph Pitton de Tournefort, au XVIIe siècle, l'insère pour la première fois dans le genre Doronicum et l'appelle «Doronicum plantaginis folio alternum». Carl von Linné, au XVIIIe siècle, donne pour caractères différentifs de l'arnica, l'ensemble des semences aigrettées, et cinq filaments stériles dans les demi-fleurons. Il crée par conséquent des genres différents et appelle l'espèce selon sa méthode binomiale «Arnica montana». À la même époque, Jean-Baptiste de Lamarck classe le genre Arnica au sein des Doronic et l'appelle «Doronicum oppositifolium». De même, selon Bernard de Jussieu et Pierre Jean François Turpin, le premier des caractères de Linné est trop peu important pour établir une distinction générique et le second n'existerait pas. D'autres noms voient alors le jour comme «Doronicum montanum» en 1786 et «Doronicum arnica» en 1804. Un genre intermédiaire entre Arnica et Doronicum voit même le jour : le genre Aronicum, actuellement caduc et dont la totalité des espèces se situe au sein du genre Doronicum. La classification actuelle retiendra celle de Carl von Linné[6].

Liste d'espèces

Liens externes

Bibliographie

Galerie de photos

Notes et références

  1. [pdf] (en) Organisation mondiale de la santé, monographs on selected medicinal plants, VOLUME 3, WHO Library Cataloguing in Publication Data, 2007
  2. (en) NCBI : Ernst E, Pittler MH. Efficacy of homeopathic arnica : a systematic review of placebo-controlled clinical trials. Arch Surg. 1998 Nov;133 (11)  :1187-90. ([pdf] Voir plus de détails sur cette étude)
  3. (fr) fiche Arnica montana sur Passeport Santé
  4. ab (fr) Définitions lexicographiques et étymologiques de Arnica du CNRTL.
  5. Trésor de la langue française informatisé :
  6. Flore médicale, par François-Pierre Chaumeton, publié 1814 C. L. F. Panckoucke

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